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Helping Haiti: Colombia says ownership is the origin of aid effectiveness

August 24, 2010
 
 

Click on the image to go to the Acción Social site (in Spanish)

This contribution to the debate on aid ownership comes from Sandra Alzate, Director of International Cooperation, Presidential Agency for Social Action and International Cooperation – Acción Social, Colombia. You can see French and Spanish translations by clicking on the “more” tag.

I would like to express our rejection of the conclusion of Joel Brinkley in his article: “Don’t let Haitians help themselves“, according to which “if the World wants to help Haiti, aid officials should put aside the Paris Agreement on Aid Effectiveness. The donors should decide what to do with their money. The Haitian “government” can have no more than an advisory role, or nothing will ever change”.

There are several points to mention.

As expressed in the article, there have indeed been decades of unproductive work; unproductive work that gave rise to the reflections and actions for more effective aid strategies, both in countries dependent and not dependent on aid.

The Paris Declaration (PD) and the Accra Agenda for Action (AAA) have become a commitment of the international community with the most vulnerable populations of the world. Colombia shares the principles of the PD because it locates the responsibility for development with the so-called partner countries, and because it understands international cooperation as complementary to national efforts.

In particular, the principle of “ownership” is seen by Colombia as the origin of the aid effectiveness chain, and necessary in order to strengthen leadership, coordination, dialogue and interaction between all the development actors, thus enriching their cooperation policies and practices.

It is in this scenario that Colombia has played an active role in the international debate. This has generated new spaces of dialogue and has promoted the incorporation of the effectiveness agenda, and of subjects like broadening and the  democratization of the term ownership, the promotion of using national systems and mutual evaluation mechanisms, the recognition of the role of NGOs, the reference to south-south and triangular cooperation policies, and aid information transparency.

As anticipated in the PD and AAA, donors have the responsibility to develop capacities and leadership in Southern countries so as to support the sustainable construction of their own development. Nevertheless, traditional cooperation models in Haiti have reflected a lack of work from donors related to this responsibility (lack of capacity-building, creation of dependence, fragmentation of initiatives, high transaction costs, weakness of accountability, and lack of transparency).

Considering these factors, ownership becomes the common denominator that must govern in a vulnerable and, for decades, criticized context like the one in which Haiti has been living. This principle allows the exercise of an effective authority of development policies and strategies where donors respect the leadership and they contribute to local capacities development and strength.

To imagine a scenario like the one raised in the conclusion by Brinkley, where the Haitian reality reflects the presence of multiple international actors working to develop the country, without guaranteeing a firm leadership and an active participation of the Haitian government, only generates a lack of organization of the numerous cooperation actions, and a negative impact for the future generations of Haitian society.

Colombia, as a Middle Income Country, positioned as a donor of financial and technical cooperation in Haiti, has felt deep solidarity with the Haitian Government since the earthquake of January 12, 2010. As a result, Colombia participates as an observer in the Interim Recovery Haiti Commission (IHRC) and is using the Haiti Reconstruction Fund – created by the Government of Haiti and managed by the World Bank – to realize, as a request of the Government, a donation of $4 million for budget support to the agricultural and land reconstruction sectors.

Colombia has also seen in South-South Cooperation an opportunity to promote in Haiti a new philosophy that encourages an integrated and new approach to development, based on a coordination scheme between all the actors involved, connecting the emergency and recovery stage, and guaranteeing the active participation of local communities in decision-making.

What the author proposes in his article is not new, but is a scenario that has caused a continued chaotic situation in Haiti. It is for that reason that we would like to invite the author to reframe his ideas and to better ask donors what they have done, or what they are doing, to develop Haiti’s capacity for leadership.

 Je voudrais manifester notre rejet à la conclusion de l’auteur Joel Brinkley dans son article « Don’t let Haitians help themselves », selon lequel il déclare que « si le Monde veut aider Haïti, les fonctionnaires de l’aide doivent mettre de côté cet Accord de Paris sur l’Efficacité de l’Aide. Les bailleurs doivent décider que faire avec leur argent. Le « gouvernement » haïtien ne peut pas avoir qu’un rôle consultatif, ou jamais rien ne changera »[1].

 Plusieurs commentaires à évoquer à ce sujet :

 Comme le dit l’auteur dans son article, ce sont des décennies de travail improductif ; travail improductif qui a donné naissance à des réflexions et à des actions, pour rendre l’aide plus efficace dans des pays autant dépendants comme non dépendants de l’aide.

 La Déclaration de Paris (DP) et l’AAA sont devenues un compromis de la communauté internationale avec la population la plus vulnérable. La Colombie partage les principes de la DP dans la mesure où celle-ci place la responsabilité du développement dans les pays dits partenaires, et elle comprend la coopération comme un complément des efforts nationaux. En particulier, le principe d’appropriation est vu par la Colombie comme l’origine de la chaîne de l’efficacité de l’aide pour fortifier le leadership, la coordination, le dialogue et l’interaction avec tous les acteurs du développement, enrichissant ainsi les politiques et pratiques de coopération.

C’est dans ce scénario que la Colombie a jouée un rôle actif dans le débat international, ce qui a permis de forger de nouveaux espaces de dialogue et de promouvoir l’incorporation dans l’agenda d’efficacité, des sujets comme l’élargissement et la démocratisation du terme appropriation, l’élan à l’utilisation des systèmes nationaux et des mécanismes d’évaluation conjoints, la reconnaissance du rôle des ONG, la mention des particularités de la coopération sud-sud et triangulaire, ainsi que la transparence de l’information de l’aide.

 Comme le prévoit la DP et l’AAA, les donneurs ont la responsabilité de développer des capacités et du leadership dans les pays du sud pour la construction soutenable de leur propre développement. Cependant, les modèles traditionnels de coopération en Haïti ont reflété un manque de travail des bailleurs conforme à cette responsabilité (manque de développement des capacités, dépendance et atomisation d’initiatives, coûts élevés de transaction, faiblesse dans la reddition de comptes et manque de transparence).

En tenant compte de ceci, le principe d’appropriation devient le dénominateur commun qui doit régir dans un contexte vulnérable et, par des décennies, critiqué comme celui qui vit aujourd’hui Haïti. Ce principe permet l’exercice d’une autorité effective face aux politiques et stratégies de développement où les donneurs respectent le leadership et contribuent au développement et renforcement des capacités locales.

Imaginer une scène comme celle qui expose l’auteur Brinkley dans sa conclusion, où la réalité haïtienne reflète la présence d’un grand nombre d’acteurs internationaux qui travaillent pour le développement du pays, sans qui y ait une garantie de leadership ferme et une participation active du gouvernement, ne peut que produire un désordre des nombreuses actions de coopération et un impact négatif pour le futur des générations de la société haïtienne.

La Colombie, en tant que Pays à Revenus Moyen, placé comme donneur de coopération financière et technique en Haïti, s’été submergée dans la solidarité avec le Gouvernement haïtien après le séisme du 12 janvier 2010. En parcourant ce chemin, la Colombie participe en tant qu’observateur dans la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) et a utilisé le Fond pour la Reconstruction d’Haïti – créé par le Gouvernement d’Haïti et géré par la Banque Mondiale – pour effectuer, à la demande du Gouvernement, une donation de $4 millions de dollars pour l’appui budgétaire des secteurs agricole et de restructuration territoriale. De même, la Colombie a vu dans la coopération sud-sud une opportunité pour encourager une nouvelle philosophie en Haïti qui promeut le développement intégral, nouveau et basé sur un schéma de coordination de tous les acteurs locaux impliqués, en reliant l’étape d’urgence avec celle de reconstruction, et en garantissant la participation active des communautés locales dans l’orientation des décisions.

Ce que propose l’auteur dans son article n’est pas nouveau, mais est un scénario qui a rendu propice que la situation en Haïti soit également chaotique. Ce pourquoi, j’invite  l’auteur à remettre en question ses exposés et à demander aux donneurs ce qu’ils ont fait, ou font, pour développer la capacité de leadership d’Haïti.

Quisiera manifestar nuestro rechazo a la conclusión del autor Joel Brinkley en su artículo “Don’t let Haitians help themselves“, según la cual “si el Mundo quiere ayudar a Haití, los funcionarios de la ayuda deben poner a un lado  ese Acuerdo de Paris sobre la Eficacia de la Ayuda. Los donantes deben decidir qué hacer con su dinero. El “gobierno” haitiano no puede tener más que un papel consultivo, o nunca nada cambiará[2].

 Varios puntos a mencionar al respecto:

 Como bien lo menciona el autor en su artículo, fueron décadas de trabajo improductivo; trabajo improductivo que dio origen a las reflexiones y acciones para hacer la ayuda más eficaz en países tanto dependientes como no dependientes de la misma.

 La Declaración de Paris y la AAA se han convertido en un compromiso de la comunidad internacional con la población más vulnerable. Colombia comparte los principios de la Declaración de Paris en la medida en que ubica la responsabilidad del desarrollo en los países llamados socios y entiende la cooperación como un complemento de los esfuerzos nacionales. En particular, el principio de apropiación es visto por Colombia como el origen de la cadena de la eficacia de la ayuda por fortalecer el liderazgo, la coordinación, el diálogo y la interacción con todos los actores del desarrollo, enriqueciendo así las políticas y prácticas de cooperación.

Es en este escenario que Colombia ha jugado un rol activo en el debate internacional, lo cual ha permitido generar nuevos espacios de diálogo y promover la incorporación en la agenda de eficacia, de temas como la ampliación y democratización del término apropiación, el impulso al uso de los sistemas nacionales y mecanismos de evaluación conjuntos, el reconocimiento del papel de las ONGs, la mención de las particularidades de la cooperación sur-sur y triangular, y la transparencia de la información de la ayuda.

 Tal como lo prevé la DP y la AAA, los donantes tienen la responsabilidad de desarrollar capacidades y liderazgo en los países del sur para la construcción sostenible de su propio desarrollo. Sin embargo, los modelos tradicionales de cooperación en Haití han reflejado una falta de trabajo de los donantes acorde a esta responsabilidad (falta de desarrollo de capacidades, dependencia y atomización de iniciativas, elevados costos de transacción, debilidad en la rendición de cuentas y falta de transparencia).

 Teniendo en cuenta lo anterior, el principio de apropiación se convierte en el común denominador  que debe regir en un contexto vulnerable y, por décadas, criticado como el que hoy vive Haití. Este principio es el que permite el ejercicio de una autoridad efectiva frente a las políticas y estrategias de desarrollo donde los donantes respetan el liderazgo y contribuyen al desarrollo y fortalecimiento de las capacidades locales.

 Imaginar un escenario como el que plantea el autor Brinkley en su conclusión, donde la realidad haitiana refleja la presencia de un sin número de actores internacionales trabajando por el desarrollo del país, sin la garantía de un liderazgo firme y una participación activa del gobierno, solo genera desorganización de las numerosas acciones de cooperación y un impacto negativo para el futuro de las generaciones de la sociedad haitiana.

Colombia, en su calidad de País de Renta Media, posicionado como donante de cooperación financiera y técnica en Haití, se ha sumergido en la solidaridad con el Gobierno Haitiano tras el terremoto del pasado 12 de enero. Al caminar por esta senda, Colombia participa como observador en la Comisión Interina para la Reconstrucción de Haití y utilizó el Fondo Multiactores – creado por el Gobierno de Haití y administrado por el Banco Mundial – para realizar, por solicitud del Gobierno de Haití, una donación de 4 millones de USD que apoye al sector agrícola y de reestructuración territorial. Así mismo, Colombia ha visto en la cooperación sur-sur una oportunidad para promover en Haití una nueva filosofía que promueva el desarrollo integral, novedoso y basado en un esquema de coordinación de todos los actores locales implicados, conectando la etapa de emergencia con la de reconstrucción, y garantizando la activa participación de las comunidades locales en la orientación de las decisiones.

Lo que propone el autor en su artículo no es novedoso, sino que es un escenario que ha propiciado que la situación siga igualmente caótica en Haití. Es por ello que invito al autor a replantear sus planteamientos y a preguntarles a los donantes ¿qué han hecho o están haciendo para desarrollar la capacidad de liderazgo de Haití?


[1] Pris de l’article dont la version anglaise est :  “if the World wants to help Haiti, aid officials should put aside that Paris Agreement on Aid Effectiveness. The donors should decide what to do with their money. The Haitian “government” can have no more than an advisory role, or nothing will ever change”.

[2] Tomado del artículo cuya  versión en ingles es: “if the World wants to help Haiti, aid officials should put aside that Paris Agreement on Aid Effectiveness. The donors should decide what to do with their money. The Haitian “government” can have no more than an advisory role, or nothing will ever change”.

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